Slice left top
Slice left bottom
   
   
   
 
< Prev   Next >


21. LE FAUX PATRICK ALI PAHLAVI PDF Print E-mail
Written by Patrick Pahlavi   
LE FAUX PATRICK ALI PAHLAVI.


 

 

 

Depuis de nombreuses années, j'avais été mis au courant qu'une personne se présentant comme étant Patrick Ali Pahlavi, sévissait dans toute l'Europe, créant le scandale et laissant des notes astronomiques impayées. C'est l'ambassade de Suède qui m'avait informé en premier de l'existence de ce monsieur. A l'époque, je devais entreprendre un tour du monde pour la cause des enfants directement utilisés dans les guerres. Ce périple qui était mené pour le compte de l'association

Peace for Children, avait pour partenaire médiatique le Figaro Magazine. Louis Powels avait été enflammé par le projet. Débloquant trois cent mille francs lourds pour le voyage et délégant un journaliste, un photographe et un caméraman pour m'accompagner, il apportait tout son poids à mon périple.  Afin d'apprécier le degré d'engagement de Louis Powels, je me permet d'introduire la toute première note qu'il m'avait écrit: Monsieur, Vous poursuivez et developpez avec le forum permanent à Paris une grande oeuvre humanitaire et spirituelle. Les magazines dont j'ai la charge ont déjà plusieurs fois attiré l'attention sur cette minorité la plus opprimée sur le globe: les enfants. Mais tout reste à faire, et vous tentez héroïquement de le faire. C'est un honneur pour moi d'être associé à votre entreprise, et j'accepte très volontiers d'y participer, là où vous jugerez que je puis vous être utile. Croyez je vous prie en mes sentiments les meilleurs. Louis Powels.

Encore un mystère que l'on doit regarder à la lumière de tout ce qui m'est arrivé depuis que je suis en France. Alors que l'organisation du projet arrivait à sa fin, Louis Powels s'est soudain retiré du deal. Il a cessé abruptement toute rencontre et tout contact et ce, sans offrir aucune explication. Or, Louis Powels étant d'une très grande éducation, ne pouvait pas agir comme un goujat, comme ça, sans raison. J'essayais de comprendre ce qui avait pu motiver son retrait mais en vain. La pensée qui aujourd'hui s'impose spontanément à moi, c'est que le même mécanisme qui était à l'oeuvre dans le cas de Dechartre et d'Attali avait déja joué avec Powels. Sa décision soudaine de se retirer, était d'autant plus terrible que des rendez-vous étaient déjà pris avec différentes personnalités et organisations à travers le monde. Mon premier rendez-vous devait être avec le premier ministre suédois, monsieur Olaf Palme et la date était déjà retenue.

Après avoir été informé par l'ambassade de Suède qu'un homme détenant un passeport à mon nom, semait le scandale, j'étais resté incertain: pourquoi cet individu m'avait-il choisit moi parmi la soixantaine de Pahlavi vivants à l'époque? Une année plus tard j'apprenais qu'il avait également sévi en Allemagne, toujours avec mon identité. Nous étions alors au milieu des années 1980. Des années plus tard, en décembre 2000 très exactement, il sera arrêté aux Etats Unis, à Denver Colorado, où il venait de commettre une grosse arnaque toujours en mon nom.

Ce faux Patrick Ali Pahlavi s'appelait en fait Valliola Ghassemi Dakdare et bénéficiait d'un vrai / faux passeport belge établit à mon nom. Il y a plusieurs faits bizarres dans cette affaire. Tout d'abord et comme je l'ai dit, pourquoi cet homme avait-t-il choisit de prendre mon identité alors qu'il y avait d'autres Pahlavi qui étaient beaucoup mieux connectés et financièrement plus crédibles. En suite, il a été arrêté à Denvers, dans un motel appartenant à ... un ancien membre du FBI, Tom Broemmel. Coïncidence me direz vous, encore une. Le problème c'est que lorsque trop de coïncidences pointent dans la même direction, elles déterminent une cohérence et deviennent une destination. Enfin, la page de web sur l'Internet ainsi que les journaux de Denvers, qui ont refusé de faire quelque correction que ce soit, titraient en gras: "Patrick Ali Pahlavi: Escroc". Il fallait fouiller le texte pour découvrir qu'il s'agissait en fait d'un malfaiteur qui se faisait passer pour moi. Bien sûr et comme toujours, les manipulateurs derrière tout cela ne laissent pas de traces, mais un fait évident demeure: manipulateurs il y a. En cherchant à qui le crime profite et en voyant l'ampleur des moyens mis en place, il ne faut pas être grand sorcier pour comprendre que ce sont encore les Pahlavi et le pouvoir américain les soutenant, qui sont derrière tout ça. Qui d'autre, en effet, aurait ainsi intérêt à m'étouffer et me compromettre, qui aurait les moyens de mettre en place tout ce que j'ai décrit dans ce livre et dans quel but? 

A la mort de Soraya en 2001, le magazine Point de Vue faisait un grand article sur les Pahlavi dans lequel non seulement il ne me mentionnait pas, mais en plus soutenait que durant toute la période Soraya, l'Iran avait été sans héritier. Là, je les tenais car ce n'était tout simplement pas possible. La Constitution de l'Iran était clair: le souverain ne pouvait pas régner sans un héritier désigné. J'aurai beau fournir au dit magazine un épais dossier prouvant que ce qu'il disait était faux, la seule réaction que j'obtiendrai sera un minuscule encadré à la dernière page disant: l'entourage de Patrick Ali Pahlavi prétend qu'il a été prince héritier. C'est tout juste s'ils ne me tournaient pas en ridicule, en fait c'est même ce qu'ils faisaient.

 

 
< Prev   Next >
 
© 2009 Prince of Persia Communication Office