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18. LONDRES PDF Print E-mail
Written by Patrick Pahlavi   
LONDRES.


 

 

 

 

J'arrivais à Londres sans un sou mais cela ne me faisait plus peur. La seule amie que je croyais y avoir était furieuse de me voir. Mais ma force de survie passait outre. Je dormais quelque nuits à la belle étoile et lorsque la faim se faisait trop forte, je retrouvais, par hasard, un numéro de téléphone oublié, celui de Naze Alam. C'était une amie de jeunesse qui avait épousé l'un de mes cousins. Elle vivait à Londres et normalement je ne l'aurais pas dérangée, mais dans l'état où j'étais, tout devait être tenté. Naze m'accueillit comme un prince. Elle me donna la chambre de son fils qui étudiait aux Etats Unis et me fit manger des truffes blanches et tout un tas de plats plus succulents les uns que les autres. En échange, j'allais promener Zeus, son immence et très gentil chien, à Hide Park, juste derrière sa maison. Mais, comme dans tout ce qui semble trop beau, il y avait quelque chose qui se cachait derrière cette très grande hospitalité. Le mari de Naze avait officiellement deux femmes. L'une à Londres et l'autre à Paris. Or, Naze se sentait, semble-t-il, un peu délaissée au profit de l'autre femme. J'étais donc le moyen parfait pour rendre jaloux son mari et le faire rappliquer. Effectivement, cela ne tarda pas. Il se pointa rapidement et me fit mettre à la porte sans délai. Il faut préciser que je n'étais absolument pas attiré par la belle Naze. Je ne voudrais absolument pas l'offenser et de toute façon, les goûts et les couleurs cela ne se discute pas. Je n'étais pas tout à fait à la rue car, après m'avoir utilisé comme rabateur, elle eût quand-même pitié de moi. Elle me plaça chez des srilankais dans la balieue ouest de Londres, mais la situation y était très difficile. Je vécu là, faisant de petits boulots comme on dit, jusqu'au jour où l'étrange petite dame qui avait prétendu vouloir travailler avec moi à Paris, refit surface. Je n'arrivait pas à comprendre comment elle avait  pu me retrouvé dans les suburbs et leurs enchevêtrements.

--  Mais comment avez-vous eût mon numéro de téléphone?

--  Oh, ce serait trop long à vous expliquer ici, disons que lorsque je veux vraiment une chose j'y arrive toujours. Je vous raconterai ça. Ecoutez  je suis désolée pour tout ce qui s'est passé et, c'est vrai, je n'ai peut-être pas été à la hauteur mais cette fois ça y est, c'est bon. J'ai crée la maison d'édition X. et je veux publier toutes vos oeuvres. Je peux en outre vous offrir un salaire et un logement très confortables. Vous n'aurez plus qu'à écrire! Je vous envoie un billet de train quand vous voudrez.

Il y a des fois où l'on ferme les yeux pour croire à la lumière. Et de toute façon qu'avais-je à perdre, pensais-je? Il est certain que si j'avais eût l'expérience des années qui allaient suivre, j'y aurais regardé à deux fois.

 

 
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