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11. L'INSTITUT PRIMAL A L.A. PDF Print E-mail
Written by Patrick Pahlavi   
L'INSTITUT PRIMAL A L.A.


 

 

 

 

En 1978, enfin libéré de mon assignation à résidence surveillée, je m'envolais enfin pour Los Angeles avec ma femme et mes trois fils. Eh oui, entre temps, mon épouse avait eût un nouvel enfant, un troisième fils, Younès. Au début, le Shah exigeait qu'une escorte de six gardes du corps m'accompagne, soi-disant pour me protéger mais en fait pour me surveiller. De plus, les frais de cette "escorte" devaient être à ma charge, ce qui après un rapide calcul m'aurait couté une somme astronomique. Je proposais donc à mon oncle de m'envoyer avec un faux passeport ce qu'il accepta. Je prenait comme couverture le nom de Ali Islami Asl. Lors de la révolution, une année plus tard, cette fausse identité me permettra de passer plus inaperçu et m'évitera quelque ennuis. Par la suite, des gens mal intentionnés prétendront que j'ai changé de nom, ce qui était impensable pour le musulman fanatique que j'étais car le Coran commande de donner le nom de son père à l'orphelin lorsque le père est connu.

 Je visitais enfin cet institut mythiqhe sur North Almond Drive, où la Thérapie Primal avait vue le jour. Ce lieu où John Lennon et Yoko Ono avaient eux-mêmes fait leur thérapie et d'où l'album  "isolation" était sortit. J'y retrouvais Arthur Janov avec un très grand plaisir. A n'en pas douter Art, comme on l'appelait, était l'être le plus humain que j'ai rencontré.

J'avais signé et payé pour les trois semaines intensives de thérapie de départ. J'avais même reçu la date à laquelle ma thérapie devait commencer. J'étais soudain, pénétré par le doute. J'avais peur d'y laisser ma foi en Dieu. J'étais conscient en effet de la fantastique défense que pouvait constituer le divin contre l'impuissance ressentie par le foetus, le nourrison et même le petit enfant. Et donc aussi de la récupération que pouvait en faire notre névrose. Mais pour moi, Dieu était trop important pour que je le brade. Pourtant d'un autre côté, je savais aussi que j'avais besoin de cette thérapie, que faire?  Comme souvent dans pareil dilemme, je trouvais mon salut dans la fuite.

J'achetais un sportvan et emmenais ma petite famille le long du Sun Belt. Nous ne roulions que de huit heures du matin jusqu'à midi. Nous avions ainsi toute l'après midi et la nuit pour nous reposer, faire du shopping ou aller à la piscine lorsque la possibilité se présentait. Après deux bonnes semaines d'un parcours fainéant nous arrivames à Huston où nous  avions des amis. C'est de là que j'apprenais, lors d'une conversation téléphonique, qu'en Iran le peuple grondait et je décidais d'y retourner pour mettre de l'ordre dans mes affaires. Quitte à revenir faire la thérapie plus tard, car l'envie me tournait toujours dans la tête et le coeur.

 

 
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